L'ICT au coeur de l'action et de la gestion L'ICT au coeur de l'action et de la gestion

  • La transformation digitale suit son évolution au sein de la Police Intégrée, en implantant continuellement de nouvelles technologies digitales dans l’ensemble de ses activités.
  • Faciliter le travail des policiers dans cette évolution est une priorité, afin d'encore améliorer leur efficacité au quotidien.
  • Les nouveaux outils digitaux permettent d’avoir la bonne information, au bon moment et au bon endroit, ce qui permet d'améliorer la collaboration et l'échange d’informations avec les partenaires.


Transformation digitale : en route vers i-Police

La transformation digitale repose sur deux piliers :

  • la modernisation réelle des systèmes policiers, qui s'étalera sur cinq ans (i-Police) ;
  • une série de réalisations plus rapides en attendant la grande révolution.
i-Police

i-Police est un projet stratégique dont l'objectif principal consiste à renouveler entièrement l'infrastructure IT de la Police Intégrée (infrastructure des serveurs, applications spécifiques à la police, etc.). L'infrastructure IT de la police doit ainsi pouvoir répondre aux besoins IT les plus récents et surtout futurs. Les systèmes intelligents du futur seront le fer de lance d'une fonction de police guidée par l'information ou Intelligence-Led Policing . D'où le "i" dans "i-Police".

Fin 2019, la Police Fédérale a reçu les offres de prix des candidats sélectionnés. L'analyse des offres de prix a été lancée dès janvier 2020. Elle a été réalisée par différentes équipes d'analyse (composées de membres de la Police Locale, de la Police Fédérale et d'experts techniques), avec le soutien de la Direction de l'information policière et des moyens ICT (DRI) et du service des achats.

L'analyse a établi que les offres n'étaient pas suffisamment claires sur un certain nombre d'éléments essentiels du cahier des charges. Cela a nécessité la réouverture du dialogue avec les candidats retenus en novembre 2020.

success story

Smart Policing Hackathon : l'innovation au service de la police

Une première au sein de la Police Intégrée : le Smart Policing Hackathon, organisé en collaboration avec l'Institut Vias et EY, a servi de tremplin pour booster l'innovation intelligente au sein de la police. Plusieurs services du Commissariat général de la Police Fédérale ont été très étroitement impliqués dans l'organisation de cet événement.

La société et la criminalité évoluent en permanence. Afin de lutter efficacement contre la petite et la grande criminalité ainsi que contre la criminalité disruptive, la police doit rester constamment alerte et agile. Et comment la police, en tant qu’organisation, peut-elle innover intelligemment afin de se positionner comme un employeur attractif sur le marché du travail ? En résumé, tel était l’objectif du Smart Policing Hackathon.

L’idée d’un hackathon (la contraction de "hacking" et de "marathon") est de travailler autour d’un défi (challenge), sans interruption et pendant une durée relativement courte, au sein de diverses petites équipes multidisciplinaires, afin de trouver des solutions innovantes et créatives (c'est la partie "hacking"). Chaque équipe se compose de personnes issues du monde de l’entreprise et du milieu académique (étudiants, chargés de cours...). Les équipes ont été accompagnées et coachées par des membres du personnel de la Police Intégrée.

Durant 30 heures, 200 "hackers" répartis dans 43 équipes s'en sont donné à cœur joie à l'occasion du hackathon en ligne. Leur but : transposer des idées innovantes en solutions pratiques qui font la différence pour les policiers et pour la population.

Le Smart Policing Hackathon s'est clôturé le 11 décembre par la proclamation des lauréats. Parmi ceux-ci, on retrouve à la fois des valeurs sûres et des start-ups dotées d'un certain savoir-faire, ainsi que de jeunes étudiants motivés et ayant le nez fin en matière d'innovation et qui, grâce à cette initiative, ont ouvert les portes du monde policier. Les solutions des lauréats sont maintenant analysées plus en détail en vue de leur mise en œuvre au sein de l'organisation policière. Dans ce contexte, les technologies de l'information occupent une place prépondérante.

Vous trouverez toutes les informations sur le Smart Policing Hackathon via https://police-hackathon.be

Smart Policing Hackathon
Premier commissaire divisionnaire Marc De Mesmaeker

Ce n’était pas la fin de l’aventure, bien au contraire.


"Le hackathon n’a pas marqué la fin de l’aventure, bien au contraire. Le momentum et le puissant réseau qui se sont développés pendant le hackathon doivent être maintenus. Il y aura une suite en 2021, avec la création d'une cellule Innovation au sein du Commissariat général de la Police Fédérale. Ce Smart Policing Hackathon s’est non seulement avéré inspirant pour la collaboration avec des partenaires externes, mais aussi au niveau de la cohésion entre les services de police locaux et fédéraux. "

Premier commissaire divisionnaire Marc De Mesmaeker
Commissaire général de la Police Fédérale


FOCUS@GPI


L’application FOCUS@GPI permet d’exécuter sur le terrain plusieurs fonctionnalités telles que la consultation du registre national ou de la Banque de données nationale générale (BNG), l’immatriculation d’un véhicule, le suivi d’incidents 101, l’accès au briefing, la saisie d’une infraction…

2019 a été l'année de la naissance de FOCUS@GPI, durant laquelle nous avons pu confirmer l'adéquation de l'application aux besoins des unités de terrain, grâce aux retours fournis par les 68 unités ayant été activées.

2020 a permis à la Police Fédérale de finaliser le déploiement de l’application dans les autres unités de la Police Intégrée. En fin d'année, 252 unités en étaient équipées : 185 zones de la Police Locale, 40 unités fédérales, les 13 services d'information et de communication arrondissementaux (SICAD), 5 sites de l'Académie nationale de police (ANPA) et 9 écoles provinciales.

Une application telle que FOCUS génère indubitablement de nouvelles attentes dès le début de son utilisation. Ces nouvelles demandes sont regroupées, analysées et enfin priorisées par la Direction de l’information policière et de l’ICT (DRI) et les partenaires de la Police Fédérale et de la Police Locale impliqués dans ce projet, dans le but d'être implémentées. Dans ce cadre, 2020 a vu naître la possibilité de mieux coopérer entre unités en partageant les incidents.

Focus

success story

Des éloges pour FOCUS@GPI

Le 22 septembre, la zone de police Ans/St-Nicolas est équipée de FOCUS@GPI. À peine deux mois plus tard, ses responsables communiquent via Facebook un article qui ne tarit pas d'éloges. Celui-ci démontre d’une part, la facilité de mise en œuvre de l'outil et, d’autre part, met en avant en quelques mots les avantages liés à son utilisation.

"Grâce à Focus, les policiers gagnent du temps et sont dès lors davantage présents sur le terrain. En outre, l’application facilite la rédaction de certains procès-verbaux et autres sanctions administratives communales sans nécessairement devoir rentrer au bureau. […] Les policiers apprécient cet outil. C'est une nouvelle ère du travail policier qui s’ouvre et surtout, un gain de temps considérable !"

Focus

Recherche et gestion avec GES, MIS et GALoP Lite


Une plus-value pour la gestion d’enquêtes

L’outil Police Search - GES fonctionne selon les mêmes principes que ceux du moteur de recherche Google. Il effectue une recherche dans les différents registres de l'application "Gestion d’enquêtes" (GES) auxquels l'utilisateur a accès. GES est une application qui permet aux enquêteurs de la police de gérer et de suivre leurs enquêtes de bout en bout. Depuis décembre 2019, Police Search - GES permet de rechercher aussi bien des données structurées (personnes, entreprises, documents, etc.) que non structurées (fichiers PDF, fichiers Word, etc.).

2019 fut l’année du déploiement de l’outil au niveau local. Outre l’ensemble des Polices Judiciaires Fédérales (PJF) et directions centrales de la Direction générale de la police judiciaire (DGJ), GES a été installé, en décembre 2020, dans 142 zones de police ainsi qu'au sein de la Police de la Navigation (SPN).

La fin 2020 a été marquée par l’arrivée de l’application qui permet, sur base d’un réquisitoire standardisé d’un magistrat, d’interroger directement la Banque nationale de Belgique. Cette fonctionnalité existait déjà dans GES depuis juillet 2020. L’application BNBB (abréviation bilingue de Banque nationale de Belgique/Nationale Bank van België) a été mise en place au profit des membres de la Police Locale qui n’utilisent pas GES.



Évolution du Management Information System

Ces dernières années, le Management Information System (MIS) a subi une profonde transformation technique. La mise à disposition de l'application aux utilisateurs finaux en a constitué l’aboutissement. En novembre 2019, une étape importante a été franchie.  Depuis, les zones de police et les entités d’arrondissement peuvent consulter leurs propres données de criminalité via le MIS. 

En 2020, l'accent a été mis sur l'introduction d'un tableau de bord permettant d’obtenir un aperçu actualisé de la capacité du personnel pour tous les directeurs de la Police Fédérale.  Il permet de présenter de manière visuelle les chiffres clés relatifs aux membres du personnel dont est responsable un dirigeant.

En outre, la Direction du personnel de la Police Fédérale (DRP) dispose désormais de son propre outil MIS pour répondre à toutes les questions de capacité, y compris aux questions parlementaires.  Cet outil permet de développer des rapports personnalisés.  Il s'agit d'une étape importante dans la normalisation et l'harmonisation des chiffres relatifs à la capacité.



Des outils pour plus de sécurité aux frontières


Belvis

L'application Belvis (Belgian Visa Information System) est destinée au contrôle des visas dans C-VIS (Central Visa Information System), dans le but de lutter contre les abus en la matière. Les possibilités de recherche ont été étendues. Via Belvis, le Schengen Information System (SIS) est à présent relié à la base de données des empreintes digitales (AFIS). De ce fait, il est possible de transmettre au SIS des empreintes digitales prélevées dans le cadre de contrôles de titulaires de visas.

Les contrôles opérés via Belvis s'ajoutent à ceux effectués dans la Banque de données nationale générale (BNG), le Schengen Information System (SIS) et les bases de données ASF Nominals et SLTD (Stolen and Lost Travel Document) d'Interpol.

  2019 2020*
Nombre d’utilisateurs 510 510
Nombre de contrôles 164 366 31 636
Nombre de contrôles d'empreintes digitales dans AFIS via Belvis 118 465 6 294

* En raison des mesures de lutte contre le coronavirus, des restrictions importantes ont été imposées en 2020 en matière de voyages internationaux, ce qui a entraîné une diminution des déplacements transfrontaliers, et donc des contrôles.




Raavis, la connexion électronique avec l'Office des étrangers

L'application Raavis (Rapport Administratif – Administratief Verslag Informatie Systeem) permet aux fonctionnaires de police de prendre directement contact avec l'Office des étrangers (OE) au sujet de la décision à prendre après l'interception, sur le territoire ou à la frontière, d'une personne ne disposant pas des autorisations de séjour requises.

  • Nombre d'utilisateurs : 5 000
  • Nombre de rapports créés : 21 264 (contre 28 826 en 2019)

Aquatask et Aerotask

Aquatask et Aerotask sont des applications utilisées respectivement par la Police de la Navigation (SPN) et la Police Aéronautique (LPA) pour le contrôle administratif de tout trafic maritime et aérien traversant les frontières extérieures de Schengen. Utilisées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, elles permettent de contrôler les équipages et les passagers dans la Banque de données nationale générale, le SIS et les bases de données d'Interpol.

Aerotask n'est utilisée que depuis le 21 septembre 2019. Les contrôles dans cette dernière s'effectuent sur la base des General Declarations, pour les vols non commerciaux.

  • Nombre d'utilisateurs d'Aquatask : 296
  • Nombre de contrôles de passagers et de membres d'équipage effectués dans Aquatask : 565 722*
  • Nombre de contrôles de GenDec effectués dans Aerotask : 1 925

* Il s’agit ici uniquement du nombre de contrôles administratifs de passagers et de membres d’équipage. Le nombre porte sur les contrôles effectués sur des personnes uniques figurant sur les listes actives de passagers d'un séjour, et ce tant à l'arrivée qu'au départ.

La grande différence par rapport à 2019 (3 559 616) s'explique par l'arrêt des activités du ferry Zeebruges-Hull et l’interdiction des voyages de croisière depuis mars 2020. Un bateau de croisière nécessite 8 000 à 10 000 contrôles par jour de visite.

success story

La Police Aéronautique contribue à l’élaboration du Manuel européen de l'aviation générale

Le Groupe Pompidou (le Groupe de coopération en matière de lutte contre l’abus et le trafic illicite des stupéfiants - organe intergouvernemental du Conseil de l’Europe), actif dans la lutte contre l'usage et le trafic de stupéfiants, avait constaté depuis des années que la General Aviation* était un angle mort dans ce domaine.  Afin d'aider les constatants de première ligne des États membres dans leurs contrôles, ils ont recherché des experts en aviation générale.  Des collègues d'Ostende et de Wevelgem, qui maîtrisent cette matière depuis des années, ont contribué au Manuel européen de l’aviation générale en collaboration avec des collègues de la police aéronautique néerlandaise, du Bundeskriminalamt allemand, de la Gendarmerie des Transports aériens française, de la National Crime Agency anglaise et du UK Border office.

* General Aviation (GA) est le nom collectif de l'aviation civile générale, des vols d'affaires, de l'aviation charter privée ainsi que de l’aviation de tourisme, de la formation et de l’entraînement.

>La Police Aéronautique contribue à l’élaboration du Manuel européen de l'aviation générale


Innovation et localisation

Utilisation diversifiée du service de localisation

Le SPF Intérieur utilise désormais deux produits de la police : Carte et Geolister.

  • Carte permet aux citoyens d'indiquer plus précisément l'emplacement de leur(s) caméra(s) de surveillance privée(s). Si, par exemple, un numéro de rue n’est pas trouvé, le citoyen peut déplacer lui-même le point sur la carte. Ainsi, les services de police judiciaire ont connaissance des images enregistrées et peuvent les demander en cas d'enquête judiciaire.
  • Geolister est un service qui propose, lors de l'encodage d'une adresse sur le site web www.declarationcamera.be, de guider la recherche via une série de propositions. En conséquence, cela réduit fortement le nombre d'adresses ‘non-trouvées’.

En outre, l'outil de gestion des ressources humaines GALoP utilise le mesurage de la distance géographique dans le processus de calcul des frais de déplacement du personnel. Cette fonction automatise fortement le processus et diminue considérablement le temps de traitement.



Bouclier national de caméras (ANPR)

Le bouclier national de caméras ANPR (Automatic Number Plate Recognition, ou reconnaissance automatique de plaques d'immatriculation), relie l'ensemble des caméras ANPR à un système de gestion central permettant à la police de réagir rapidement au passage de criminels (sur base d'un numéro de plaque signalé). Le réseau ANPR comporte également les radars-tronçons. 

L'année dernière, le développement du bouclier ANPR s'est poursuivi. En 2020, 3 938 caméras ont été prise en compte pour leur intégration au réseau ANPR national.

  • Déjà connectées au système opérationnel actuel : 1 549 caméras.

Une étape technique a été franchie à la mi-octobre 2020.  La base de données AMS (ANPR Managed Services), qui fonctionnait jusque-là dans un environnement de test, a été migrée vers un environnement technique opérationnel défini d'environ 1 000 caméras et un groupe d'utilisateurs de la police défini d'environ 250 personnes.  Cette phase a été considérée comme un test en conditions réelles du système qui, jusqu'alors, n'avait été développé et testé que dans des "conditions de laboratoire".

Le nombre de portiques a également été augmenté. En 2020, 88 portiques ont été construits pour y poser 440 caméras, dont 220 sont des caméras ANPR.

Cette phase était certainement importante d'un point de vue technique, car elle a permis de vérifier si le système était opérationnel et suffisamment stable.  Dans le même temps, cette phase a également permis de recueillir des données statistiques précieuses, nécessaires à la poursuite de la mise en œuvre et de l'expansion du nombre de caméras et d'utilisateurs policiers.

ANPR

Collaboration digitale avec la Justice : gros plan sur quatre réalisations


CROSS BORDER EXCHANGE et un conteneur central pour le suivi des procès-verbaux

Cross Border Exchange (CBE) est un module intégré dans les applications policières au moyen duquel toutes les perceptions immédiates (PI) constatées par la Police Intégrée, à charge de résidents belges ou européens, sont envoyées via un flux électronique vers la Justice. Celle-ci se charge par la suite de l'impression et de l'envoi de ces perceptions immédiates ainsi que du suivi de leur paiement.

La Police Fédérale, dans le cadre de Cross Border Exchange, a réalisé en 2020 en collaboration avec la Justice certains projets tels que l’amélioration du système de perception des amendes de roulage par l'augmentation du nombre de caméras, des contrôles de trajets et le développement de la signature et du cachet numérique (MultiFactor Authentication (MFA) et nouveau certificat).

L’application ISLP (Integrated System for Local Police), fournie par la Police Fédérale permet, entre autres, de créer et d’enregistrer des procès-verbaux (PV).

Nombre 2019* 2020
PV créés 6 300 000 5 801 781
PV transmis vers la BNG judiciaire 2 160 000 2 190 253
Perceptions immédiates 2 270 000 2 088 910
Renseignements enregistrés 5 500 000 4 995 666
Documents produits 13 260 000 11 745 608
Auditions enregistrées 1 450 000 1 228 335
Personnes physiques enregistrées / ** 24 935 159

* Pour une raison technique, les chiffres de 2019 ont été arrondis.

** Chiffre non disponible.

Perception immédiate

PacOs : codes-barres sur les pièces à conviction pour un suivi plus efficace au niveau de la police et de la Justice

PacOs est l’application servant à la gestion des pièces à conviction de façon digitale avec des codes-barres. Après le processus de validation auprès de sites pilotes dans le courant de 2019, le déploiement opérationnel a été enclenché en 2020 de manière progressive par arrondissement sur les sites de la police et de la Justice. Fin 2020, PacOs couvrait 55 % du territoire national.

Quelques chiffres concernant PacOs :

2019 2020
Utilisateurs de PacOs (total) 2 287 31 948
  • au sein de la Police Intégrée
2 220 31 666
  • au sein de la Justice*
67 282
Saisies judiciaires 1 565 53 440
Pièces à conviction saisies (total) 6 445 50 802
  • au sein de la Police Intégrée
2 953 18 043
  • au sein de la Justice
3 492 32 759

* Auprès des tribunaux de première instance, de l'Organe central pour la saisie et la confiscation, de l'Institut national de criminalistique et de criminologie.



BNG/CROSS : pour un meilleur suivi des signalements

La Police Fédérale a déployé la première version de l'application BNG/CROSS le 22 novembre 2019. Celle-ci permet d'effectuer, dans la Banque de données nationale générale (BNG), des signalements et désignalements de "personnes" en matière de police judiciaire. L'application comporte également un lien avec I+Belgium, permettant aux parquets d'encoder eux-mêmes les libérations conditionnelles directement dans la BNG.

Cette première version a été élargie avec la possibilité de gérer les alias et signalements de personnes, créés à partir de CROSS.

On entend par :

  • alias : toute fausse identité utilisée par les 'auteurs'. Il ne s'agit donc pas d'un surnom ;
  • signalement : l'enregistrement dans la BNG de la personne, via l'utilisation d'une mesure à prendre.

Dans le futur, l’application BNG/CROSS sera élargie aux entités "Objets" et "Moyen de transport".

D’ailleurs, dans le cadre de la gestion des infractions dues au Covid-19, une version spécifique (CROSS COVID) a été mise en place. Cette application permet notamment le signalement et la perception immédiate des infractions Covid depuis la première phase de confinement (avril 2020).



Mercurius, pour une consultation facile des déchéances du droit de conduire

Mercurius est un ensemble d’applications qui permettent de connaître des événements relatifs au permis de conduire. Ce projet, en évolution constante, est le fruit d’une collaboration entre plusieurs partenaires : le SPF Justice, le SPF Mobilité et Transport, le SPF Stratégie et Appui (BOSA) et de la Communication, les centres d’examens, les communes et la Police Intégrée.

Les partenaires ont lancé dans le courant du mois de juin 2020, un nouveau portail numérique pour Mercurius. Il permet aux policiers de consulter immédiatement les interdictions de conduire ordonnées par un juge ainsi que le "statut" du permis de conduire. Ce portail donne un accès direct à ces informations dans la base de données de la Justice.

Au cours des trois premiers mois après le lancement de Mercurius, 197 unités de police différentes ont utilisé le portail numérique. Une moyenne de 689 recherches par jour ont été effectuées. Il s’est avéré que 16,5 % des conducteurs contrôlés étaient connus pour une déchéance du droit de conduire.



Renouvellement de l'Infrastructure du data center

En juin 2020, une étape importante a été franchie dans le domaine de la gestion de l'information au sein de la Police Intégrée.

Tous les principaux serveurs centraux et systèmes de disques ont été transférés du data center vieux de 45 ans vers un data center flambant neuf et sécurisé, équipé de serveurs classiques et spéciaux, chacun ayant des exigences spécifiques en matière de refroidissement et de consommation électrique. L'ensemble du déménagement a été réalisé conformément au planning et au calendrier prévus, et dans le respect du budget alloué.

À la fin du mois de juin, le nouveau data center était pleinement opérationnel et prêt à accueillir des opérateurs chargés, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, du suivi et de la surveillance de ce centre.



Le data center en quelques chiffres

  • Au total, 177 appareils ont été déménagés.
  • Des dizaines de kilomètres de câbles (cuivre et fibre de verre) assurent la connexion entre tous ces équipements informatiques.
  • Douze grands réfrigérateurs assurent le refroidissement continu de tous les appareils.
  • Le dispositif de protection incendie entièrement automatisé est équipé de 38 bonbonnes de gaz d'extinction de 1m70, remplies d'argonite (à 300 bars).
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